La médecine traditionnelle bientôt dans le service public en CHINE

Mettre la médecine traditionnelle chinoise à la portée des Mauriciens au même titre que celle de l’ayurvédique. C’est ce qu’a affirmé le ministre de la Santé, Kailesh Jagutpal. C’était lors de l’inauguration du premier centre de médecine chinoise à la City Clinic, le lundi 9 décembre.

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La médecine traditionnelle pour soigner ses maux
La médecine traditionnelle regroupe toutes les connaissances, les pratiques et les compétences qui se basent sur des expériences, des théories et des croyances qui résultent toutes d’une même culture.

Elle est utilisée pour maintenir l’Homme en bonne santé physique et mentale. De même, toutes ces pratiques servent à prévenir, diagnostiquer et traiter des maladies diverses.

Ainsi, pour soigner ses maux, la médecine traditionnelle peut s’avérer intéressante. D’autres appellations pour une même finalité

Comme il a déjà été souligné, la médecine traditionnelle, avant de s’exporter et de s’étendre dans des pays qui n’en avaient pas connaissance de son existence, est avant tout un ensemble de pratiques propres à une culture.

En d’autres termes, elle existe un peu partout, en Afrique, en Amérique Latine ou encore et surtout en Asie. Dans beaucoup de pays, il ne faudrait pas être surpris par des appellations comme médecine parallèle, médecine alternative ou bien encore médecine douce. Toutes ces appellations renvoient à l’utilisation des mêmes principes actifs pour guérir ou prévenir plusieurs maux.

D’ailleurs la médecine moderne même, s’appuie désormais sur beaucoup de procédés issus de cette science médicale pour fabriquer de nouveaux médicaments.

Une médecine qui repose sur l’utilisation des plantes comme médicaments
La médecine traditionnelle repose en majorité sur l’utilisation des produits végétaux comme médicaments. A ces derniers, il pourrait y être ajouté certaines substances animales, en fonction du degré de connaissance du tradi-praticien comme on tend désormais à les appeler.

Les plantes, sont utilisées sous leur forme brute, parties aériennes ou souterraines. Ainsi, les feuilles, les écorces, les racines, les résines ou encore le rhizome constituent, en poudre, fragmenté ou en entier, des véritables médicaments qui doivent servir dans le diagnostic et le traitement de nombreuses maladies physiques ou mentales.

Plusieurs autres produits végétaux apportent aussi leur contribution, et fournissent des huiles essentielles, des sucs et des gommes par exemple.

Une activité thérapeutique prouvée et approuvée
L’activité thérapeutique des plantes a été prouvée et approuvée par les autorités de plusieurs pays dans le monde. De même, l’OMS en a reconnu l’importance de ce type de traitement dont l’innocuité et l’efficacité ne sont plus à démontrer.

Le mode de préparation des substances à base de plante, dépendent du type de maladie à traiter et de chaque culture. Certains médicaments sont obtenu en passant les plantes à la vapeur, d’autres grillés ou sautés à au miel, ou simplement sont le résultant des plantes qui ont été bouillies pour en extraire le principal agent actif.

Que ce soit en Afrique ou en Asie, près de 80% de personnes utilisent encore ces procédés pour guérir beaucoup de maladie.

Contre plusieurs maux, la médecine traditionnelle agit
Il est difficile, voire impossible de dresser une liste définitive des maux qui sont soulagés par la médecine traditionnelle. Aussi, il n’est pas question de faire un inventaire de toutes les techniques qui composent les Arts médicinaux traditionnels propres à chaque culture.

Déjà, en prenant le cas de la médecine chinoise par exemple, l’acupuncture qui en est une composante, soulage les douleurs, lutte contre le stress et apaise l’esprit.

Contre l’asthme également, le paludisme, les fièvres et les frissons, dans la prévention contre le cancer ou encore pour faire baisser le taux de cholestérol, il y a beaucoup de médicaments issus de la médecine traditionnelle qui apportent des solutions efficaces et rapides.

60 000. C’est le nombre de personnes qui ont recours à la médecine ayurvédique dans le service public. Fort de ce succès, le ministère de la Santé envisage d’introduire également la médecine traditionnelle chinoise. C’est ce qu’a soutenu, hier, le ministre de la Santé, Kailesh Jagutpal. Il participait à l’inauguration du China – Mauritius Traditional Chinese Medecine Centre, qui est le fruit du partenariat de la City Clinic et de la Shanghai Yue Yang Hospital de Chine.

Il a ainsi soutenu que la médecine allopathique ne résout pas tous les problèmes de santé. « En Europe, ils commencent à adopter la médecine traditionnelle, pourquoi pas à Maurice également ? » s’est demandé le ministre. Pour lui, l’inauguration de ce premier centre de médecine traditionnelle chinoise ouvre la voie à bien des auspices. « Nous pensons qu’à l’avenir nous pouvons renforcer la médecine traditionnelle pour donner aux Mauriciens l’opportunité de connaître aussi bien la médecine allopathique que la médecine traditionnelle, qu’elle soit chinoise ou ayurvédique », a-t-il avancé. Après l’introduction de la médecine ayurvédique dans certains hôpitaux du service public en 1989, il faut , dit-il, créer plus d’espace et l’encadrement nécessaire pour mettre la médecine chinoise à la disposition de tous les Mauriciens.

Également présent pour l’occasion, le Premier ministre par intérim, Ivan Collendavelloo, a pour sa part dit qu’avec l’ouverture de ce centre, c’est le début d’une nouvelle aventure avec un centre de médecine traditionnelle chinoise doté d’une pharmacie qui répond aux normes requises et qui n’est pas qu’une simple officine. Le City Clinic a, en effet, fait appel à deux médecins spécialisés dans ce type de médecine ainsi qu’à un pharmacien qui viennent tous de Chine.

Par ailleurs, le ministre de la Santé a soutenu que les personnes de plus de 60 ans ne vont pas payer pour les pintes de sang quand ils vont se faire traiter. Pour les membres du public qui ont donné cinq pintes de sang, les deux premières pintes leur seront offertes gratuitement s’ils nécessitent un traitement dans une clinique privée. Kailesh Jagutpal a également souhaité qu’il y ait plus de démocratie concernant le prix des médicaments surtout concernant ceux pour le traitement du diabète.

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